Définition
Un ensemble de liens conjecturaux et prouvés entre les représentations des groupes de Galois ou des groupes de Weil et les représentations automorphes de groupes réductifs, organisant des relations profondes entre théorie des nombres, analyse harmonique et géométrie arithmétique via des paramètres L et le principe de fonctorialité.

Principe

Principe
Les principes organisateurs sont la réciprocité (appariement des paramètres de Galois ou L arithmétiques avec des données automorphes analytiques), la fonctorialité (transfert des représentations automorphes le long d'applications des groupes L) et l'existence de facteurs L et ε compatibles traduisant la compatibilité locale-globale.

Démonstration

Démonstration
Exemple fondamental et établi : la théorie du corps de classes est la correspondance de Langlands abélienne pour GL1, reliant les caractères du groupe des idèles aux caractères galoisiens unidimensionnels ; des cas non abéliens incluent les correspondances locale et globale prouvées pour GLn dans de nombreux cas et des résultats de modularité reliant courbes elliptiques et formes modulaires.

Mauvaise application

Mauvaise application
Supposer une bijection simple des classes d'isomorphisme pour tous les groupes et corps sans tenir compte des facteurs locaux, des L-paquets ou de la distinction entre paramètres et représentations irréductibles ; utiliser la correspondance comme une boîte noire sans vérifier des hypothèses telles que la réductivité ou la bonne notion de paramètre.

Conséquence

Conséquence
Appliquée correctement, la correspondance de Langlands fournit un dictionnaire entre objets arithmétiques et spectraux qui donne des lois de réciprocité, des outils analytiques pour étudier les fonctions L et des voies pour démontrer des théorèmes arithmétiques profonds comme la modularité et l'automorphie potentielle.

Inversion

Inversion
La renversement conceptuel échange les côtés spectral (automorphe) et arithmétique (galoisien) : on peut partir de formes automorphes et en déduire des conséquences arithmétiques (par exemple des représentations galoisiennes), au lieu de partir de données galoisiennes pour chercher des réalisations automorphes.

Limite

Limite
Le champ d'application couvre les groupes algébriques réductifs sur corps locaux et globaux et leurs représentations admissibles ; de nombreux cas demeurent conjecturaux et la correspondance ne s'étend pas naïvement aux groupes non réductifs, aux anneaux de coefficients arbitraires ou aux contextes dépourvus d'un L-groupe bien défini.

Tension sémantique

Tension sémantique
La tension vient de qualifier l'objet de « correspondance » (suggérant des bijections explicites) alors qu'il s'agit d'un vaste « programme » d'hypothèses et de résultats interdépendants ; des sens voisins s'opposent selon qu'on insiste sur la paramétrisation explicite, le transfert fonctoriel ou les propriétés analytiques des fonctions L.

Synthèse

Synthèse
La Correspondance de Langlands est le cadre organisateur postulant que les représentations des groupes fondamentaux arithmétiques (Galois/Weil) correspondent, via des paramètres L et la fonctorialité, aux représentations automorphes de groupes réductifs, reliant données arithmétiques et spectraux en contextes locaux et globaux.