Définition
Une fonction K(x,y) apparaissant sous le signe d'intégrale qui couple la variable source y à la variable de champ ou d'évaluation x, définissant ainsi une transformée intégrale ou un opérateur intégral agissant sur des fonctions de y pour produire des fonctions de x.

Principe

Principe
Le noyau intégral encode comment les valeurs en un point influent sur celles en un autre via l'intégration ; les propriétés de K (symétrie, régularité, séparabilité, singularités) déterminent les propriétés de continuité, de régularité et spectrales de l'opérateur associé.

Démonstration

Démonstration
Le noyau de convolution K(x,y)=k(x-y) définit une transformée invariante par translation (f * k)(x)=∫ k(x-y)f(y) dy ; la fonction de Green G(x,y) d'un opérateur différentiel joue le rôle de noyau intégral qui mappe des sources en solutions.

Mauvaise application

Mauvaise application
Considérer toute fonction de deux variables comme un noyau bien comporté sans vérifier l'intégrabilité, la bornitude ou les singularités distributionnelles (par exemple supposer qu'une fonction de Green singulière définit un opérateur borné sur L2 sans précision).

Conséquence

Conséquence
Pour un noyau suffisamment régulier, on obtient un opérateur linéaire borné ou compact dont les propriétés (lissage, rang, spectre) découlent de la structure du noyau ; cela rend possibles les développements en valeurs propres et la quadrature numérique.

Inversion

Inversion
La multiplication ponctuelle par une fonction a(x) n'est pas un opérateur intégral non local : elle correspond à un noyau de type δ, K(x,y)=a(x)δ(x-y), mettant en contraste l'action locale et l'accouplement intégral non local.

Limite

Limite
Le terme concerne les noyaux intervenant dans des transformées intégrales et des opérateurs sur des espaces mesurables ou fonctionnels ; il exclut les emplois non liés du mot « noyau » tels que l'espace nul d'une application linéaire, sauf si l'on parle explicitement d'un noyau à deux variables.

Tension sémantique

Tension sémantique
On confond souvent le noyau intégral (fonction à deux variables), le noyau reproduisant en RKHS (avec contraintes de positivité) et le noyau algébrique/espace nul ; ces notions se recoupent mais imposent des structures et hypothèses différentes.

Synthèse

Synthèse
Le noyau intégral est la règle à deux variables K(x,y) qui spécifie comment on assemble par intégration les contributions en y pour obtenir la valeur en x ; ses caractéristiques analytiques et algébriques gouvernent la régularité, l'inversibilité et le comportement numérique de l'opérateur.